Vagabonde


Et ce sont les violents qui l’emportent

L’humour et la lucidité de László Krasznahorkai font de nouveau rage dans sa nouvelle fiction : Sous le coup de la grâce. Qu’il s’agisse de la vengeance exercée par un piégeur professionnel à l’encontre de ses concitoyens, de l’exil de ressortissants pris au piège d’une attente insoutenable pour embarquer sur un bateau au milieu de milices surarmées dans une « ville fantôme » ou de la fuite d’un obscur personnage cherchant à distancer ses poursuivants, l’irrésistible drôlerie du grand prosateur hongrois se révèle toujours aussi percutante.

Mais derrière une apparente désinvolture, László Krasznahorkai interroge la nature humaine, les illusions, la perfidie, la trahison, la paranoïa. Les huit mouvements qui composent cette fiction tissant par ailleurs des liens entre eux par un savant jeu de relations entre personnages et situations (comme une chambre où se répercutent des échos de l’un à l’autre), formant une sorte de rhapsodie fantaisiste sous haute tension, et un condensé très maîtrisé des motifs qui traversent l’ensemble de son œuvre.

László Krasznahorkai est dorénavant traduit dans une quinzaine de langues. En France, les récents succès critiques de Thésée universel et de Guerre & Guerre ont confirmé ce sentiment : chacune de ses parutions est saluée comme un événement.

Sous le coup de la grâce — en librairie le 27 avril — traduit du hongrois par Marc Martin — 192 pages — 17,50 €


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Au catalogue : Hugo Ball, sir Thomas Browne, Georg Büchner, Guido Cavalcanti, Céline Curiol, Antonio de Guevara, László Krasznahorkai, Pierre Lafargue, Jules Laforgue/Carmelo Bene, William Langewiesche, le vicomte de Lascano Tegui, Flann O’Brien, Patrick Reumaux, Robert Louis Stevenson, Michele Tortorici, Nick Tosches, Louis Van Delft, Pol Vandromme, Vauvenargues, Carl Watson.



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